ce que je ressent et pense du mensonge
Nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre à dire ou subir le mensonge.
Personnes n'est épargné, c'est humain, nous seul avons ce défaut du fait de
notre intelligence, de notre capacité à alimenter notre esprit à vitesse grand V.
Commençons par le plus agréable et le plus marrant. Celui des enfants :
le mensonge innocent
Un enfant qui ment est un débrouillard, qui sait se dépatouiller
d'une situation qu'il a provoqué ou d'un fait qu'il veut cacher !
Nous avons tous été complices de leurs petits mensonges en feignant de les croire.
non ? ... allez ... ne mentez pas ...
Quoi de plus marrant dans notre fort intérieur que d'écouter leurs élucubrations fantaisistes ... et plus ils mentent plus ils s'enfoncent
dans une situation rocambolesque.
Quoi de plus exhaltant pour un enfant de savoir qu'il vient de berner ses parents.
Il se sent fort, un crack, un virtuose, il se sent grandir. Fier de lui,
il s'en retourne à ses jeux ou ses occupations, satisfait et rassuré.
Il sait en franchissant ce pas dans le mensonge qu'il entre :
dans la cour des " grands ".
Il a l'exemple autour de lui : c'est la phase de l'identification.
Nous avons, nous adultes,
la fâcheuse manie de leur faire croire que nous ne mentons jamais ....
comme s'il ne s'en apercevaient pas ...
le mensonge pieux
mensonge de compassion pour une personne très malade, mourante,
que l'on veut rassurer avec un :
tout va bien se passer ! tu as déjà meilleure mine etc ...
même si en le disant vous n'y croyez pas et pèter de trouille
pour la personne à rassurer et tombez en sanglots en partant de l'hôpital.
Et bien d'autres situations analogues à celle-ci.
C'est un mensonge d'amour, d'affection, de tendresse,
une preuve de ce que l'on éprouve vers l'être concerné.
les autres mensonges
ceux là, je ne les aime pas ; ils font du mal, n'enrichisse pas notre vie,
dégradants par leurs revers perfides, cupides, jaloux, égoïstes.
Je méprise les gens qui pratiquent ce genre de "sport ".
Souvent bien entraînés, ils ciblent les personnes fragiles ou déstabilisées
par un événement quelconque et se délectent à cracher leur venin.
Sachons faire le discernement entre mensonge et affabulation ;
car cette dernière est la déformation fantaisiste d'un fait
qui n'entraine généralement pas de conséquenses dramatiques ou diffamatoires.
écrit par ..... NEILE
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Mensonge ...... tel il est reconnu par les spécialistes
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Le mensonge est l'énoncé délibéré d'un fait contraire à la vérité,
ou encore la dissimulation de la vérité
(dans ce dernier cas on parle plus particulièrement de mensonge par omission).
Cela peut aussi caractériser un énoncé non sincère.
Il ne faut pas le confondre avec la contre-vérité,
qui désigne simplement des affirmations inexactes
sans préjuger du fait que leur auteur le sache ou non.
Le mensonge est une forme de manipulation qui vise
à faire faire à l'autre ce qu'il n'aurait pas fait, s'il avait su.
Plus précisément,
le mensonge consiste à dire le contraire de sa pensée dans l'intention de tromper.
L'intention de tromper permet de distinguer le mensonge
des usages faux de la parole fait dans le but de divertir
ou par pur procédé rhétorique comme dans le cas de la litote.
Le mensonge et la vie sociale
On présente souvent le mensonge comme un mal.
Dans une relation humaine libre, il n'a pas sa place.
On peut par contre reconnaître son utilisation dans le cas
où on doit agir pour sa propre survie physique ou psychologique ou,
à défaut d'autres moyens, pour s'adapter à un environnement donné.
Tout dépend des situations, des forces en présence voire des cultures.
Il ne faut pas non plus confondre mensonge et pudeur qui elle,
a pour but de ne pas agresser son interlocuteur,
de faire passer la parole avant les actes et de rechercher
une communication harmonieuse plutôt qu'une victoire.
Ainsi, la pudeur, le fait de se vêtir, retenir une réaction primaire,
c'est cacher son corps ou certaines émotions donc ses réactions instinctives
(hérissement des poils, érection du sexe masculin, contrariété),
ce qui permet de faire passer la parole avant l'instinct ;
on parle avec le langage avant de parler avec le corps,
on considère une personne comme un égal
avant de la considérer comme un partenaire sexuel ou un rival.
Bernard Stiegler, dans son livre Aimer, s'aimer, nous aimer —
considère, lui, que le mensonge est la pierre fondatrice des sociétés.
Par exemple, selon lui, l'adoption universelle de calendrier grégorien
est un mensonge puisque les différents peuples feignent d'accepter
la naissance du Christ comme élément initial,
mais cela permet les échanges entre les peuples,
la construction de conventions communes.
Le mensonge peut être inspiré par :
l'amour de soi (avant tout)
la recherche de déstabilisation
(qui peut être à des fins dites joyeuses ou pernicieuses)
la peur — nourricière de toutes les colères
le mépris, la jalousie, l'orgueil, la haine, l'égoïsme,
l'appât du gain et tous ses dérivés.
l'affection, l'amour (pour protéger l'être aimé,
également vrai pour l'amitié)